
Je me souviens très bien de cette phrase entendue en formation, plus souvent qu’on ne le croit :
J'ai installé QGIS… mais je ne comprends pas, ça ne fait pas pareil que chez toi.
Et à chaque fois, le problème n’est pas QGIS.
Le problème, c’est l’installation et le paramétrage de départ.
QGIS est un outil extrêmement puissant, mais comme tout outil pro, il mérite d’être bien installé et bien préparé. Dans cet article, je vous partage exactement ce que je recommande à mes apprenants pour partir sur de bonnes bases, gagner du temps et éviter les pièges classiques.
Première erreur fréquente : télécharger la dernière version “tout court”, sans se poser de questions.
Je vous recommande fortement d’installer la version LTR (Long Term Release).
LTR signifie Long Term Release, c’est-à-dire une version :
À l’inverse, les versions “Latest” intègrent les toutes dernières fonctionnalités, mais aussi parfois des instabilités.
Mon conseil : débutant, professionnel, formateur, bureau d’études, choisissez la version LTR sans hésiter. Vous pourrez toujours tester une version plus récente plus tard, sur un autre profil ou une autre machine.
C’est une fonctionnalité encore trop peu connue, et pourtant essentielle.
Dans QGIS, vous pouvez créer plusieurs profils utilisateurs. Un profil, c’est :
Parce que cela permet :
Exemple concret : un profil “Production” stable et éprouvé, et un profil “Test” pour les nouveaux plugins, essais et scripts. C’est un réflexe simple, mais très professionnel.
QGIS est déjà très complet, mais certains plugins deviennent vite incontournables. Voici une sélection volontairement raisonnable pour démarrer sans se noyer.
Indispensable pour accéder rapidement à des fonds de carte (OpenStreetMap, imagerie, etc.). Utile pour se repérer, contextualiser une donnée, ou faire des cartes rapidement.
Pour vous repérer facilement. Très utile pour savoir où vous vous situez sur la carte : l’équivalent d’une vérification terrain depuis le confort de sa chaise de bureau.
Un plugin simple mais redoutablement efficace pour faire des statistiques par attribut. Parfait pour résumer des données ou comprendre rapidement une table attributaire.
C’est un point que beaucoup négligent, et pourtant. QGIS permet de personnaliser quasiment tous les raccourcis clavier. Ainsi, vous gagnez du temps, vous réduisez les clics, vous travaillez de manière plus fluide.
Mon conseil : commencez par les outils de sélection, l’édition, et les actions que vous utilisez tous les jours. Même 3 ou 4 raccourcis bien choisis font une vraie différence sur le long terme.
Dernier point, souvent sous-estimé : l’interface.
QGIS permet d’afficher ou masquer des barres d’outils, d’organiser les panneaux, et d’enregistrer votre disposition.
L’objectif n’est pas d’avoir “la plus belle interface”, mais une interface efficace pour votre usage : cartographie, analyse, édition, production. Prenez 10 minutes pour la personnaliser. Vous les gagnerez ensuite chaque jour.
Installer QGIS, ce n’est pas juste cliquer sur “Suivant”. C’est poser les fondations de votre environnement de travail SIG.
En résumé :
C’est exactement ce que je fais en formation, et sur mes propres machines. Et vous, quand avez-vous pris le temps de vraiment paramétrer votre QGIS ?
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